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Le Pénitent, Verset Premier - La Genèse



Temps approximatif de lecture : 14 minutes. 


« Aime ton prochain ». « Tends la main à ceux qui en ont besoin ». « Sois bon ». Tant et tant de phrases qui n'ont de sermons que le nom. De mots désuets et ayant perdu leur sens depuis les éons, instrumentalisés puis oubliés.

Vous voyez, j'ai grandi dans une famille catholique, une vraie de vraie comme on n'en fait plus. Messe du dimanche, prière avant le repas, Carême... La totale. Mes parents n'avaient rien d'exceptionnel, je vous arrête tout de suite. Ils n'étaient pas fanatiques, ni membres d'une secte obscure pratiquant le sacrifice de chèvres. Non, c'étaient simplement de bons chrétiens, fidèles et investis, qui n'aspiraient qu'à sauver leurs âmes des griffes du Malin pour pouvoir accéder au Paradis.

Une mer noire


Temps de lecture : 9 minutes.

Je me souviens très bien de comment ça a commencé.

J’étais dans mon lit, confortablement installée en position fœtale, essayant de dormir pour relever les défis du lendemain. Mais je n’y arrivais pas. Mes yeux restaient grand ouverts alors que je me demandais comment je pouvais encore respirer. La peine qui écrasait mon cœur était tellement forte qu’elle brisait ma poitrine de son poids. Avec désespoir, je regardais l’heure, je savais que je ne m’endormirais pas.

Comment tuer un monstre ?


Temps de lecture : 4 minutes
 

« Ben ? Qu’est-ce que tu fais là-dedans ? »

J'ai jeté un bref coup d'œil à la porte, ma femme se tenant de l'autre côté.

« J’en ai juste pour une minute. » 

Il était inutile de répondre à sa question. Elle savait ce que je faisais, j'en étais sûr. Et elle n'aimait pas ça. Elle ne comprenait pas. Elle voulait que je passe à autre chose.

La boîte à chaussures


Temps de lecture: 10 minutes.

J’ai décidé de partager ça avec vous parce qu’honnêtement, je sentais le besoin d’en parler avant de devenir cinglée, et c’est probablement le seul endroit où je peux m’exprimer sans que les gens me prennent pour une tarée.

Mon nom est Élisabeth Black, j’ai vécu à New York la plus grande partie de ma vie sans que quelque chose d’étrange ne me soit jamais arrivé. Je n’ai jamais vu de fantôme, jamais vu d’OVNI et non, avant que vous me le demandiez, je ne suis jamais tombée nez à nez avec un grand bonhomme sans visage qui aurait un goût particulier pour les costards.

Un marché équitable


Temps de lecture : 8 minutes

Les bazars sont des endroits fascinants, un véritable creuset grouillant d'humains de tous horizons. Des riches, des pauvres, des désespérés, des badauds… Tous sont en quête de quelque chose, qu'ils le sachent ou non. Qui irait s'imposer un maelström d'odeurs et de bruits en tous genres pour rien ? Quoique, pour ce dernier point, je ne peux pas vraiment juger. Et moi, dans quelle catégorie suis-je ? Eh bien aucune. Je ne suis qu'un modeste marchand, vendant quelques objets atypiques... Enfin, des articles qui répondent toujours aux besoins de mes vénérés clients.  

Propagande par le fait


Temps approximatif de lecture : 10 minutes. 

Il y a autant d’Anarchies que d’anarchistes… Exact, parfaitement exact, mais nous partageons tous une même aversion pour la hiérarchie forcée, pour les maîtres. Malheureusement, en dehors de ceux-ci, nous sommes peu. Du moins, peu à nous déclarer libertaires, car ce mot est synonyme de terroristes depuis les lois scélérates. Nonobstant, je crois du fond de mon cœur que chaque prolétaire a ce goût de l’émancipation. Il est en effet inconcevable que l’esclavage généralisé soit pleinement accepté par le forçat sans que ce dernier ne souhaite s’en extirper. En réalité, c’est là que réside l’astuce. La bourgeoisie parvient à ancrer profondément dans la tête de la population que le travail rend libre, que par les efforts vient la richesse et donc la liberté. Ils nous présentent l’argent comme clef de la prison à ciel ouvert dans laquelle nous pataugeons tous… Et ainsi, forgent leur prospérité sur l’espérance du peuple.

Mr. Smile


Temps de lecture : 8 minutes

C’est au début du mois de novembre 1997 qu’une série d’entretiens pour le moins étrange mène un pédopsychiatre du Maine à contacter les autorités.

Son témoignage fait état d’un de ses patients, un enfant s’étant confié à lui au sujet de l'un de ses « amis ». Le psychiatre soutient que pour les parents et pour lui-même, il s’agissait sans aucun doute d’un ami imaginaire, appelé « Mr. Smile » par le patient qui parlait beaucoup de lui lors de certaines séances.

edilasyrhc aL


Temps approximatif de lecture: 16 minutes. 

Ma première rencontre avec le paranormal eut lieu de façon inattendue un lundi d’été 1982. J’étais alors professeur assistant à l’université de Géorgie à Athens ; j’enseignais l’allergologie depuis trois ans, après avoir passé mon doctorat avec brio. J’avais pu me faire quelques amis parmi les nombreux professeurs et collègues arpentant le campus et parmi eux, il y avait Charles Hartley. Un insupportable beau-parleur incapable de modération quand il s’agissait de se vanter de ses exploits universitaires, mon aîné de plus de vingt ans. Il avait fondé et assisté à la création de plusieurs clubs et associations du campus : c’était une figure connue et assez emblématique. Populaire donc, et toléré pour cela : en effet, ses recherches, elles, étaient plus nébuleuses. Titulaire de diplômes en immunologie et en endocrinologie, il était un chercheur dispersé, dur à suivre dans ses expériences et autres hypothèses. Cependant, il donnait ses cours avec une régularité admirable, conservant sans mal son statut de professeur-chercheur.

Maman dort dans la cave



Temps de lecture : 6 minutes

« Parle plus fort, s'il te plaît. »

Depuis le fond de la classe, j'ai placé ma main derrière mon oreille pour lui signaler qu'elle devait élever la voix.

Elle a pris une profonde inspiration. Je voyais l'anxiété qui lui  rougissait le visage, alors que des mèches de cheveux blonds commençaient à se détacher de cette queue-de-cheval qu'elle portait tous les jours. Elle avait quelque chose qui me paraissait si familier, mais je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus. Le visage collé à sa feuille, trop effrayée pour établir un contact visuel, elle a rapidement soufflé :

« Bonjour, je m'appelle Paisley Jackson, et voici mon poème intitulé Ma Famille. »

La maladie de ma soeur


Temps de lecture : 2 minutes

M'occuper de ma sœur Emily est un travail pénible. Cela fait peut-être bien trois ans qu'elle est trop malade pour pouvoir quitter la maison : j'ai bien peur d'être la seule compagnie dont elle puisse encore profiter. Elle aimait tellement passer de longues journées au parc. À présent, j'ai toujours le cœur brisé de devoir lui refuser de tels plaisirs.

Les Fruits Défendus


Temps de lecture : 4 minutes

Ça fait trois jours que je ne suis pas allé sur l’application appelée “Les Fruits Défendus” mais je suis devenu faible au point de ne pas pouvoir rester debout plus de cinq minutes. Je crache du sang, et je sais que je n’ai pas d’autre choix que d’ouvrir à nouveau cette satanée application pour faire un nouvel achat. La livraison va prendre trois heures, j’espère vraiment ne pas mourir d’ici-là.

J’ai premièrement vu l’appli sur mon flux Facebook, et les deux ou trois fois où elle s’est affichée, je suis passé devant sans y faire attention.

Anatomie Divine (2) - Sharki



Chapitres précédents : 



Temps de lecture : 8 minutes

Le quartier populaire de la zone Est était plutôt calme ce soir. Comme d'habitude, il y avait un grand nombre d'échoppes et divers marchands sur les trottoirs. Au centre d'une petite place, sous un lampadaire à la lumière blafarde, un jeune poète essayait de se faire entendre par les passants. Il s'était hissé au sommet de ce qui avait dû être une statue en des temps plus glorieux. Ici, les artistes ambitieux ne reculent devant rien pour ne serait-ce qu'effleurer la curiosité d'un mécène. Mais ce n'était pas le cas de Sharki.

Le père Cooke, chapitre 4 : Un bon et joyeux Noël



Temps approximatif de lecture : 12 minutes

« Si tu veux me garder attachée à cette chaise, laisse-moi au moins la dignité de porter mon chapeau », a sifflé ma femme, tout en faisant un signe de tête en direction du bonnet vert à ses pieds, qui avait la forme d'un sapin de Noël.

J'ai pris le couvre-chef et je l'ai doucement posé sur sa tête. Puis je l'ai arrangé comme elle l’aimait, légèrement à gauche, avec le haut plié de sorte que la cloche dorée géante repose sur son épaule.

Les Appalaches

Bannière "Nécronomorial présente : Les Appalaches, par Hdalby33"



Temps approximatif de lecture : 11 minutes


J'ai entendu cette histoire dans un camp de vacances. Elle m’a été racontée par une jeune fille qui vivait dans une petite ville tranquille et qui a juré sur tout ce qu’elle avait de plus cher que c'était vrai... Je suis enclin à la croire.

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Pour Timmy Welsh, la vie était dure et cruelle. Il habitait dans une bourgade rurale au pied des Appalaches. Sa maison était une ruine faite de briques croulantes, de volets blancs pourris et de fenêtres brisées. Elle démontrait la qualité de son enfance. Ses parents eux, n'étaient pas bien différents de ce qu'offrait à voir leur demeure.

Le grand homme de Briarbell




Temps approximatif de lecture : 5 minutes


Nous aimions tous M. Winscot. Il ne se mettait pas en colère quand nous utilisions la piste de luge de sa propriété et il distribuait toujours les meilleurs bonbons d'Halloween du quartier. Alors lorsque nous avons appris qu'il avait été attrapé par le Grand Homme, ça a fait un choc pour tout le monde.

Vous ne devez pas le connaître, alors laissez-moi vous parler de lui. Le Grand Homme est une légende connue dans ma ville depuis des décennies. Ceux qui prétendent l'avoir vu disent qu'il mesure plus de deux mètres de haut et qu'il est mince et pâle avec un sourire extrêmement aimable. Mon père m'a dit que c’est un collectionneur, qu'il aime les "choses". Il dit que ce qu’il préfère, ce sont les gens tristes, les immeubles vides et les rêves. Je dois admettre qu'il m'a volé mes songes plus d'une fois.

Le père Cooke, chapitre 3 : Je voudrais tenir ta main


Temps approximatif de lecture : 7 minutes


Là, le Magister Alexander s'est moqué de moi : 

« Ça ne cessera jamais de m’amuser. » 

Il a ramassé les pages trouvées sur Internet que j'avais imprimées et a commencé à les parcourir en secouant la tête. 

« Si j'avais un dollar pour chaque sort d'invocation qui tourne au désastre, je pourrais prendre ma retraite immédiatement.

Apocalypse, chapitre 13 : L'Apocalypse

  


Chapitres précédents :

- Chapitre 1 : Prologue
- Chapitre 2 : Gourmandise
- Chapitre 3 : Envie
- Chapitre 4 : Avarice
- Chapitre 5 : Orgueil
- Chapitre 6 : Colère
- Chapitre 7 : Luxure
- Chapitre 8 : Paresse
- Chapitre 9 : Famine
- Chapitre 10 : Guerre
- Chapitre 11 : Mort
- Chapitre 12 : Conquête


"[...] Quand la Famine, la Guerre, La Mort et la Conquête furent réunies, les clairons de l'Apocalypse sonnèrent, et ce fut le début de la fin de l'Homme. L'éternel est bon et miséricordieux, mais il donna le libre-arbitre à sa création pour la laisser seule maîtresse de son destin. Et, ce jour-là, ce dernier fut bien funeste..."  

Troisième testament : l'Apocalypse de la Terre selon Noah, 6:2 

Anatomie Divine (1) - Scolopendre éxomorphique


Temps approximatif de lecture : 4 minutes. 


Il était 5 heures lorsque nous avons quitté le camp. Et malheureusement, j'avais dû utiliser un peu d'eau potable à cause des vents violents pour être sûr de pouvoir éteindre le feu. Mith était toujours malade, et j’essayais de garder autant de provisions que possible afin qu'elle guérisse au plus vite. Enfin, cela faisait maintenant deux jours que nous étions partis de la cité, or j'avais l'impression que notre exil avait débuté depuis des semaines. Au point que je ne pensais pas que notre squat miteux me manquerait. Et plus nous avancions, moins il était facile de respirer. J'avais l'impression que ces interminables dunes de cendres dansaient. De violentes bourrasques nous balayaient, nous forçant toujours un peu plus à nous emmitoufler dans nos écharpes. Puis le brouillard s'est levé subitement, me permettant de vérifier si mon chariot fonctionnait toujours correctement. C'est ainsi que je transportais Mith, ma fille, atteinte d'une paraplégie. Cet engin m'avait coûté jusqu'à mes dernières économies. Mais alors que je regardais devant moi, les quelques caravanes que je voyais au loin il y a encore cinq minutes étaient à présent cachées par une épaisse couche de cendres. Nous progressions à l'aveuglette, et mes jambes commençaient à souffrir.

Bonjour à toutes et à tous

Temps approximatif de lecture : 4 minutes. 

Je vais directement rentrer dans le vif du sujet. Il faut que je m'en débarrasse. J'ai besoin que vous m'aidiez.

Les explications, tout d'abord. Je pense qu'il faut que vous compreniez la situation, sinon tout cela vous paraîtra bien trop étrange. J'habite dans une grande ville, dans un immeuble au sein d'un quartier plutôt calme. Mes relations avec mes voisins de palier sont courtoises (même si je dois avouer que ce ne sont pas des gens particulièrement intéressants) et il m'arrive occasionnellement de dîner avec certains d'entre eux. En clair, je menais une vie banale, travail, amis et dodo. Mais, comme vous vous en doutez, quelque chose s’est produit.

CFTC a 10 ans !


 À occasion particulière, publication particulière. Le blog de Creepypasta From The Crypt a été ouvert il y a exactement 10 ans aujourd’hui. 10 ans ! Je ne sais pas si Rob Nukem, l’administrateur qui a créé le Blogger, ou Max le Fou, son prédécesseur qui a fait commencer l’aventure sur une simple page Facebook, se doutait que la communauté prendrait cette envergure et durerait aussi longtemps. En ce qui me concerne, je dois aussi dire que c’est une immense fierté de me trouver là et de rédiger ce message à cette occasion. J’ai rejoint CFTC à la fin de l’été 2013, et j’ai pris mes fonctions d’administrateur un peu avant l’été 2014, et je dois bien dire que, pendant les premières années, cette histoire d’anniversaire des 10 ans était un peu une blague. « Vous imaginez quand CFTC aura 10 ans ? »