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Les contenus proposés sur ce site sont déconseillés aux personnes sensibles et aux mineurs de moins de 12 ans.

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Nous travaillons sur une grande refonte interne car la tendance actuelle nous ferait fermer d'ici un à deux ans. Pour nous aider là-dessus, nous avons besoin que vous répondiez à quelques questions pour nourrir nos réflexions. Cliquez ici pour en savoir plus et accéder au sondage.

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Les dangers des rencontres


Temps approximatif de lecture : 5 minutes.


Quand on est adulte, les rencontres deviennent quelque chose de compliqué. La seule façon de se faire de nouvelles connaissances est soit d'aller sur internet, soit de se rendre dans un bar, et l'idée d'essayer d'entamer une relation avec quelqu'un que j'aurais rencontré via l'un ou l'autre de ces biais me mettait mal à l'aise. À 28 ans, comme aucune de mes amies ou collègues célibataires ne m'intéressait sur le plan romantique, je me suis dit que j'étais condamné à être célibataire pour le reste de ma vie.


Mais ensuite, je l'ai rencontrée. 


La charge des morts-vivants

Temps approximatif de lecture : 3 minutes.


La forteresse était un vieux château datant du Moyen Âge. Un bastion imprenable, si bien que cela faisait deux jours que des soldats s’amassaient dans la tranchée face au fort. Des travaux de renforcement avaient été entrepris pour consolider les défenses, mais deux ou trois explosifs au pied des murailles auraient suffi à les faire tomber. Et si ce fort tombait, c’est la nation qui s’effondrait. La tension était ainsi de plus en plus palpable. De temps à autre, on voyait brièvement sortir des abris des périscopes qui scrutaient sans relâche leurs ennemis. Parfois, des coups de feu brisaient le silence du champ de bataille. Alors chacun se jetait sur son fusil, craignant qu’une attaque ait été ordonnée.

Sondage : l'horreur sur les réseaux sociaux et vous

Chers membres de la Crypte ! Comme vous aurez pu le constater si vous nous suivez sur Twitter, Facebook, Instagram ou que vous avez rejoint notre serveur Discord (si ce n'est pas fait, vous pouvez les rejoindre en cliquant sur les jolies petites icones dans la barre latérale droite du blog en version web, si vous êtes sur téléphone vous pouvez en forcer l'affichage en ouvrant les options de votre navigateur en haut à droite à côté de l'URL), nous sommes en train de moderniser notre fonctionnement et nos plateformes. Pour nous aider dans la partie qui concerne les réseaux sociaux, nous avons réalisé un petit sondage qui prend moins de deux minutes à remplir afin de mieux comprendre comment vous consommez des contenus d'horreur sur les réseaux sociaux en général. Vous pouvez y répondre en cliquant ici.

Nous souhaitons en utiliser les résultats afin de repenser la manière dont nous y publions, mais aussi éventuellement la liste des plateformes sur lesquelles nous diffusons du contenu. Nous l'avons également envoyé aux communautés de nos partenaires sur YouTube et à d'autres communautés horrifiques afin d'avoir une vision aussi globale que possible. Cela signifie que si vous connaissez d'autres personnes qui aiment les contenus horrifiques, vous pouvez aussi leur partager le lien du sondage (et bien sûr y adjoindre le lien des blogs et de nos réseaux sociaux en passant). Nous publierons probablement les résultats avec nos analyses une fois que nous aurons assez de réponses, et nous en profiterons pour lancer les nouveaux projets de CFTC que nous sommes en train de vous concocter sur le salon #général-équipes du serveur Discord, je n'en dis pas plus. Nous remercions tous ceux qui participeront, car c'est grâce à vos retours que nous savons si notre contenu vous plaît toujours et que nous pouvons continuellement vous améliorer pour continuer à vous donner de beaux cauchemars !


NOR 8 - Les autres passagers


Temps approximatif de lecture : 10 minutes

« Madame, Monsieur, bonjour ! Mon nom est Marie, votre cheffe de cabine. Le commandant de bord, Monsieur Coulon, et l'ensemble de l'équipage ont le plaisir de vous accueillir à bord de cet Airbus 330. Nous nous assurons de votre sécurité et de votre confort durant ce vol. Veuillez attacher et ajuster votre ceinture de sécurité. Nous vous souhaitons un très bon voyage. »

Mon groupe de soutien préféré


Temps approximatif de lecture : 2 minutes.

Je suis le premier à l'admettre : je suis un bel enfoiré. Et très paresseux, par-dessus le marché. J’étais juste là-bas pour voir qui était l’idiot, parce qu'il y a TOUJOURS un idiot.

Mon pire ami


Temps approximatif de lecture : 15 minutes.

Connaissez-vous cette sensation étrange que je m'apprête à vous décrire ? Je ne doute pas que cela en fera tiquer plus d'un. C'est un ressenti assez courant, surtout de nos jours. Quand on se sent mal sans vraiment savoir pourquoi, quand on ressent l’envie de voir des gens autant que celle de les fuir, quand écouter nos morceaux de musique préférés ne produit plus le même effet euphorisant, quand tenir une conversation nous paraît aussi éreintant que de se lever d'une chaise avec quarante de fièvre, quand on appréhende toujours les choses, se focalisant systématiquement sur la pire issue possible aux moindres événements et interactions avec ce qui nous entoure.

Bonne nuit mon trésor


Temps approximatif de lecture : 3 minutes. 

Mon fils a deux ans et ne. dort. pas.

Donc, quand j’ai vu une annonce sur Internet pour "Bonne nuit mon trésor : le seul livre qui GARANTIT d'endormir votre enfant", j’ai cliqué. J’étais sceptique, mais il y avait une vidéo de démonstration sur le site Internet.

« Je vais vous montrer comment ça marche. Tout de suite, j’ai un enfant dans son lit. »

Silence radio


Temps approximatif de lecture : 3 minutes. 

36,400,000

C'est le nombre attendu de civilisations intelligentes dans notre galaxie, selon la célèbre équation de Drake. Au cours des soixante-dix-huit dernières années, nous avons diffusé tout ce qui nous concerne – notre radio, notre télévision, notre histoire, nos plus grandes découvertes – au reste de la galaxie. Nous avons crié notre existence à pleins poumons au reste de l'univers, en nous demandant si nous étions seuls. Trente-six millions de civilisations, et pourtant, en presque un siècle d'écoute, nous n'avons rien entendu. Nous étions seuls.

Jusqu'à il y a environ cinq minutes.

Le Dernier Noël : chapitre 2, le Tunnel


Temps approximatif de lecture : 12 minutes. 

Gerg avançait lentement dans les ténèbres. Il n’y avait aucun bruit hormis celui de leurs pas sur la terre sèche et ils avaient tous l’impression d’avancer dans le vide. Parfois, la faible lumière de leur lanterne parvenait à éclairer les parois, mais Gerg et Phéeal évitaient de le faire. Ils avaient un mauvais pressentiment et Herloak elle-même n’aimait pas les voir. Une espèce de mousse rouge avait poussé sur les pierres lumineuses, ressemblant à un sang opaque et répugnant qui se serait agglutiné pour former des tapis de nervures feuillues. Az le lard ne partageait pas leur dégoût, lui était très curieux et se retenait avec force de toucher la mousse. Il se demandait quelle était sa texture et se concentrer sur cette pensée l’empêchait de penser à sa famille. Il allait certainement passer Noël en tant qu’orphelin, s’il survivait au fungus qui se développait en lui…

La porte à laquelle la Mort ne toque plus


Temps approximatif de lecture : 3 minutes. 

Que l’effervescence habituelle d’un saloon peut être agréable ! Les femmes dansent et jacassent, les hommes, quant à eux, boivent et jouent aux cartes. Les paroles, les rires, les cris auxquels s’ajoutent les sons du piano créent un brouhaha incroyablement chaleureux et convivial.

Mais ce jour-là, le vacarme assourdissant du saloon O’Bryan fut rompu l’espace de quelques secondes, lorsque Klang en passa les portes battantes. Un silence austère et oppressant ne tarda pas à s’installer, et hommes comme femmes baissèrent les yeux devant ce géant de deux mètres. 

Ils ont menti


Temps approximatif de lecture : 3 minutes. 

Ils nous ont dit que c'était la plus grande réalisation technologique de l'histoire de l'humanité. Ils nous ont dit que cela changerait à jamais notre rôle sur la scène cosmique. Ils nous ont dit que cela mènerait à un âge d'or d'exploration, de prospérité et d'expansion.

Ils ont menti.

La pièce sans fenêtre


Temps approximatif de lecture : 4 minutes. 

Alors que ses doigts âgés et ridés se faufilaient dans la longue barbe qui encadrait son visage, le bruit est revenu. Seulement cette fois, il était plus fort.

Il était assis là, penché sur la table en chêne tachée qui était apparue il y a des années, sans explication. Elle était arrivée pendant qu'il dormait, absente la veille, présente le matin suivant. Probablement amenée par des gens d'en haut, avait-t-il déduit. C'est de là qu'il tenait tout. Dans cette pièce sans fenêtre. La seule pièce qu'il n'avait jamais connue en quatre-vingt quatre ans sur cette terre. 

C'était le plan parfait


Temps approximatif de lecture : 1 minute. 

Je lui ferais ressentir tant de souffrance. Je lui arracherais le cœur de sa poitrine. Son insupportable agonie assouvirait enfin la haine brûlante qu’elle a semé en moi tout au long de notre mariage. J’ai souvent pensé à des moyens élaborés de lui infliger une implacable angoisse. Chaque situation plus diabolique que la précédente. 

La souriante inconnue


Temps approximatif de lecture : 7 minutes. 

À aucun moment pendant la nuit elle n’a été à plus de 800 mètres du commissariat, mais le parc était faiblement éclairé, et la route serpentait à travers la forêt dans deux directions. J’ai pris un intérêt personnel dans son histoire après avoir appris comment son corps a été terriblement mutilé. Les détails continuent d’affluer, et je travaille toujours au tri des indices. Ce qui est indubitablement clair, c’est qu’un tueur continue d’errer en liberté. Il est dehors quelque part, et il suit de nouvelles victimes dans le quartier que j’appelle « maison ». Pour cette raison, je ne peux pour l’instant qu’être évasif sur ce que je sais. Révéler certains détails serait me dessiner une cible sur le dos, et ainsi, ils ne peuvent être partagés ici. Maintenant que c’est dit, voici ce que je comprends des faits de cette nuit, celle où « La Souriante Inconnue » est morte.

Comme chien et chat


Temps de lecture : 2 minutes

Il adore les balades en forêt. Je l'y vois souvent, la tête levée en direction de la cime des arbres, sifflotant.

Le garçon marche, marche, marche.
Et un d'un air gai il siffle, siffle, siffle.

Classement annuel 2021

Le moment est venu de vous dévoiler le podium des nouvelles horrifiques de cette année, pour lequel vous avez tout de même été nombreux à voter. Merci pour votre implication dans ce classement, nous espérons qu'il sera à la hauteur de vos attentes !

Libération


Temps de lecture : 2 minutes

Le Docteur était censé créer des êtres parfaits. Mettre au point des surhumains qui ne seraient affectés ni par la maladie ni par la mort. Mais les films de science-fiction vous l'ont certainement appris, jouer à Dieu finit toujours mal. Il n’a fallu que d'un instant, dans notre cas, pour que tout bascule. Un dosage ADN trop peu équilibré aura ainsi été suffisant pour créer des monstres, des exuvies. Dans le langage populaire, on les appellerait des zombies. Mais le Docteur n'a pas abandonné. Il a persisté les essais cliniques sur eux. Effectivement, ils étaient immortels, immunisés aux radiations, à la maladie. L'ADN de plusieurs animaux du monde vivant coulait dans leurs veines. Et visiblement, loin d'en faire des supers-humains, ce procédé n'a rien fait d'autre qu'engendrer des entités violentes, partagées entre plusieurs instincts, plusieurs mondes. Ils dévorent tout ce qui est à leur portée, et ne s'arrêtent que quand ils n’ont plus rien d’autre à lécher que les murs de leur cellule de confinement. Ils sont humains de visage, mais bêtes sanguinaires d'appartenance. À ce stade, et vous en conviendrez, le Docteur aurait dû tout arrêter. Considérer l'expérience comme un échec, éliminer les sujets, et tout recommencer de zéro. Mais il n'en a rien fait. Pire, il semblait pris de fascination pour eux, ces êtres bestiaux ne sachant qu'émettre des borborygmes sourds à la moindre tentative d'interaction.

À ce jour, tout le personnel du laboratoire est mort, et le Docteur avec. L'île qui leur était mise à disposition par le gouvernement est depuis livrée aux bêtes et à leur violence. Le jour de leur évasion, tout s'est passé très vite. Les portes se sont ouvertes simultanément. Les choses sont sorties et ont massacré tout le monde, ne laissant qu'un bain de sang derrière elles. Personne n'a pu arrêter leur folie, et à présent, les voilà maîtresses de leur ancienne prison. Bientôt, le gouvernement effacera chacune de leur trace, et ce sera comme si ni le personnel ni les expériences n'avaient jamais existé. Il fallait de toute façon mettre un terme à ce projet insensé, et c'est avec cette pensée que j'ai appuyé sur l'interrupteur, ce jour-là. Si je ne l'avais pas fait, qui en aurait été capable ? Ils m'ont créé pour ça. Pour réaliser ce qu’eux étaient incapables de faire. Après tout, je suis le numéro 14 Bêta. La seule expérience réussie.

Ce texte est une réécriture produite par Gordjack au terme de l'atelier d'écriture horrifique qu'il a organisé, et se base sur la creepypasta d'un enfant ayant pris part à l'activité. Toute réutilisation, à des fins commerciales ou non, est proscrite sans son accord. Vous pouvez le contacter sur nos plateformes, nous tâcherons de vous y aider si besoin. L'équipe du Nécronomorial remercie également AngeNoire et Kitsune qui ont participé au processus d'analyse et de sélection conformément à la ligne éditoriale, et Magnosa et Noname qui se sont chargés de la correction et la mise en forme.

La fable de l'Épouvantail et de la termite


Temps de lecture : 3 minutes

Sur une terre aride où souffle un vent brûlant dans un monde gris se tenait un épouvantail, seule réminiscence des temps heureux. L’homme de paille, armé de vêtements noirs virevoltants face aux prémices d’une tempête, se lamentait en rêvant des oiseaux qui autrefois se tenaient à ses côtés. Désormais oublié et désolé, la seule vie qu’il croisait était le mouvement des flammes à l’horizon. L’épouvantail souhaitait tant apprendre à marcher pour retrouver le ciel bleu qui lui manquait.

Winslow


Temps de lecture : 6 minutes

Attention ! Nous déconseillons formellement la lecture de ce texte au moins de 18 ans.

« Tu es le plus gros échec de ma vie, Winslow. J’aurais préféré que tu ne naisses jamais. »

Les paroles de ma mère résonnaient toujours de la même manière dans ma tête. Je pensais naïvement que le temps allait faire son office, que les années se succédant me feraient oublier toute la haine qu’avaient mes parents à mon égard. Mais il avait fallu se rendre à l’évidence : la douleur était immuable. Plus mon esprit ressassait cette phrase et plus je m’apercevais qu’elle avait façonné ma vie. Celle-ci n’avait été qu’un enchaînement d’échecs et d’humiliations, ma mère n’avait pas tort.

Le monstre du placard


Temps de lecture : 13 minutes

Il y a deux semaines, j’ai déménagé. Je suis passé du traditionnel 9 m² étudiant à une maisonnette beaucoup plus sympa. J’ai trouvé récemment du travail dans une petite ville, et la baraque est située à sa sortie (ou à son entrée, tout dépend d’où vous venez). Le voisinage y est sympathique et ma propriétaire Mme D*** habite non loin. C’est une vieille femme charmante, bien qu’un peu étrange (du genre patte de lapin à la porte, miroirs recouverts, sauge brûlant régulièrement sur son palier…)

Notre première rencontre a été assez normale. Elle m’avait donné rendez-vous à 10h et avait chaleureusement souri en me voyant descendre de ma petite voiture. Son regard s’était attardé sur mes tatouages, mais rien d’inhabituel pour moi. Elle m’avait précédé à l’intérieur, se signant d’une croix, et avait esquissé une révérence discrète.