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Les contenus proposés sur ce site sont déconseillés aux personnes sensibles et aux mineurs de moins de 12 ans.

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Nous travaillons sur une grande refonte interne car la tendance actuelle nous ferait fermer d'ici un à deux ans. Pour nous aider là-dessus, nous avons besoin que vous répondiez à quelques questions pour nourrir nos réflexions. Cliquez ici pour en savoir plus et accéder au sondage.

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La maison sur la falaise


Temps de lecture : 9 minutes

Les planches pourrissaient, rongées par l’air de la mer empreint d’embruns, qui venait lécher les murs de la vieille bâtisse. Vieille et imposante, c’était une masse sombre et sans âge, s’élevant au bord de la falaise, surplombant les eaux noires de la baie. Ses fines vitres tremblaient de peur face aux rafales qui s’infiltraient par la moindre fissure, transformant les courants d’air en murmures glaçants. En d’anciens temps, le jardin avait sans doute été magnifique, entourant le bâtiment tel un écrin fleuri, un délicat tapis de verdure accueillant les visiteurs. Mais si tel en fut le cas, il ne restait aucune fleur pour en témoigner. Les arbres, silhouettes tordues et sèches, agitaient çà et là leurs corps amaigris au gré des souffles. Si le paysage n’invitait guère au voyage, le climat ne s’y prêtait pas plus. La falaise, et même plus généralement la côte tout entière, était battue par la pluie et par les vents plus de la moitié de l’année. Le soleil, qui peinait à percer l’épaisse couche de nuages noirs, ne se dévoilait complètement que très rarement. En bas des hauteurs surgissaient de l’eau trois énormes rocs, d’une teinte bleutée tirant sur le vert. Résistants aux assauts des vagues qui sans cesse s’écrasaient sur eux, les rochers étaient réputés pour attirer la foudre, et cela se vérifiait assez fréquemment. Ces événements ne manquaient pas de captiver les orphelins qui peuplaient les lieux.

Le danseur de minuit


Temps approximatif de lecture : 4 minutes. 

Avez-vous déjà eu l'impression que quelque chose n'allait pas ? Je ne parle pas en journée, non, mais en pleine nuit. Je vous parle de ce soudain sentiment d'effroi qui ne vient de nulle part et vous ordonne de vous réveiller. C'est drôle. C'est presque comme si le mal nocturne dégageait quelque chose que notre cerveau endormi pouvait percevoir. J'en vécu cette expérience récemment. Ça m’a réveillé à trois heures du matin Normalement, quand vous avez ce sentiment, vous restez allongé en feignant de dormir. Ou si vous vous sentez aventureux, vous faites un tour rapide dans la maison et après n'avoir rien découvert, vous vous rendormez inévitablement. C'est ce que j'aurais dû faire.

Un étrange appareil


Temps de lecture : 10 minutes

Mon nom est Erika Stanton. Vous devez comprendre pourquoi mon message est important.

Les textes suivants sont les retranscriptions de deux posts qu’un de mes amis nommé Alex Garvey a fait sur un forum de comics où nous passions du temps ensemble. Ces derniers ont été publiés sur l’une des sections « discussions générales » du site avant d’être supprimés peu de temps après. J’étais en train de répondre au second quand il a été enlevé, mais heureusement j’avais déjà copié-collé entièrement le texte avant qu’il ne disparaisse. J’ai décidé de vous le montrer tant il était étrange.

Les deux premières lignes viennent du premier post, j’ai fait de mon mieux pour m’en souvenir même si les mots ne sont peut-être pas tout à fait exacts.

« J’ai besoin de l’écrire.

– J’ai besoin de l’écrire avant que ça n’arrive. »

Mémoires blanches


Temps de lecture : 20 minutes

J’ai toujours pensé, malgré les efforts désespérés du destin pour me faire comprendre le contraire, que si j’aimais mes patients, cela ne pouvait leur être que bénéfique. Une personne seule, enfermée à longueur de journée entre quatre cloisons blanches, n’éprouve-t-elle pas, parfois, un besoin plus grand d'attention – les infirmiers et les médecins la lui refusant tout autant que ses proches ? J’ai été témoin du comportement du personnel envers les malades. Un regard blasé, une main levée intimant le silence, un dos tourné, un retour à l’éternelle paperasse. Nul ne semblait vraiment s’occuper des âmes tourmentées dont il avait la charge, sauf moi ! Enfin, je faisais de mon mieux. J’ai mis du temps à trouver une façon de soutenir tout ce petit monde, et je ne suis même pas encore certain d’y être parvenu. Après tout, ce n’est pas comme si je pouvais facilement manifester mon empathie.

Résultats du sondage d'octobre sur les publications d'août/septembre et sondage de novembre sur les publications d'octobre

Avec un poil de retard, nous vous dévoilons les résultats du dernier sondage mensuel qui comprenait les textes inédits des mois d'août et de septembre. Pour répondre dès maintenant à une question qui a été posée dans les commentaires, nous avons volontairement exclu les Déchronologies estivales car nous souhaitons, par l'intermédiaire de ces sondages, mieux comprendre ce que vous pensez des publications les plus récentes pour éventuellement nous adapter à ce que vous pouvez nous dire. Nous sommes par ailleurs heureux du nombre de participations, qui a battu tous les records pour atteindre 241 votes ! Un grand merci à vous, car cela nous aide beaucoup dans notre travail. Pour le nouveau sondage d'ailleurs, c'est par ici : https://forms.gle/UTChNzEY4K8AN1do7.

Jadugora




Temps approximatif de lecture : 6 minutes

« Dev, dépêche-toi ! » me hurla mon frère, Vikram.

Je me précipitai à sa suite, peu enclin à rester une minute de plus dans ces souterrains sombres et tortueux. Il me colla une claque sur le crâne, comme pour me dire d’accélérer la cadence, et ensemble, nous émergeâmes de la mine, dégoulinants de sueur. Le soleil se couchait à peine et les derniers rayons éclairaient la mine d’uranium de Jadugora. Ça faisait trois ans que j’avais rejoint ma famille dans l’exploitation. Le boulot était difficile, mais nous avions besoin d’argent pour les études de l’aîné, Krishna. J’aurais aimé faire des études, je crois. Tout semblait mieux que de creuser jour après jour, de plus en plus profondément. Mais je n’étais pas aussi intelligent que Krishna. Et puis, une fois qu’il serait ingénieur, il pourrait nous aider et je n’aurais peut-être plus à travailler. Je me forçai à me tirer de mes pensées. Ça ne servait à rien de ressasser tout ça ; ce n’était pas ça qui changerait la situation. 

Spotlight : Immortel


Temps de lecture : 6 minutes

On m'a diagnostiqué un cancer au cerveau très agressif, la semaine dernière. Mon temps restant ne se compte plus en années ou en mois, mais bel et bien en jours. Avant de partir, je veux tout avouer. Je veux expier ma faute, ou du moins alléger ma conscience. J'ai vécu avec ça une partie de ma vie, mais maintenant que ma mort est proche, je ne peux plus garder ce secret pour moi. Alors écoutez bien car ceci est la confession d'un mourant.

Que savez-vous des immortels ?

La condamnée


Temps de lecture : 2 minutes

Parmi les ruines d’un château, erre l’éternelle âme en peine ;
Sa robe flottant dans la brise, elle marche dans l’obscurité de la nuit,
Errant sans but et sans raison pour l’éternité après avoir perdu la vie.

Effrayant sur son passage quelques paysans lourdauds,
Son âme n’est pas en paix, condamnée par un fardeau,
Adultère, infanticide ou bien meurtrière, de quoi est-elle coupable ?
Même après sa mort elle n’a pas de repos, car de tous les malheurs les gens l’accablent.

Mais d’où vient-elle, cette dame mélancolique ?
Vient-elle des Enfers ou n’a-t-elle jamais quitté cet endroit pathétique ?
Ce n’est qu’un pauvre esprit damné, n’ayant que sa peine pour relique.

Son destin funeste la condamne aux fers,
Malgré son trépas elle n'a d'autre choix que de rester en ces terres,
Jamais elle ne pourra sortir de cet Enfer.

Elle apparaît comme un songe voilé, telle une femme en blanc,
Secrètement elle souhaite, un jour peut-être, prendre sa revanche,
Elle est celle que les légendes ont nommée communément la Dame Blanche…

Ce texte a été réalisé par Rosalie et constitue sa propriété. Toute réutilisation, à des fins commerciales ou non, est proscrite sans son accord. Vous pouvez le contacter sur nos plateformes, nous tâcherons de vous y aider si besoin. L'équipe du Nécronomorial remercie également Noname qui a participée au processus d'analyse et de sélection conformément à la ligne éditoriale, et Noname et Litanie qui se sont chargées de la correction et la mise en forme.

Un simple dilemme


Temps de lecture : 4 minutes

J’ai toujours beaucoup apprécié poser des dilemmes à mon entourage. Souvent c’est sacrément drôle :

– Tu préfères avoir une verge greffée sur le front ou dans le cul ?

Simple et efficace, je la fais régulièrement mais je vous autorise à me l’emprunter. Après, en réalité, ce qui m’a toujours fasciné ce sont les justifications que donne chacun afin d’expliquer son choix : certains craignent la douleur physique tandis que d’autres veulent à tout prix éviter l’humiliation.

Peser le pour et le contre, la difficile tâche de choisir quelle option nous est la moins défavorable. Plus le temps passait et plus j’essayais de poser des dilemmes de plus en plus corsés. Il m’arrivait même de puiser mon inspiration chez d’éminents psychiatres et sociologues. Mais, hélas, je n’étais pas suffisamment satisfait.

Résultats du sondage d'août sur les publications de juillet et sondage d'octobre sur les publications d'août/septembre

Qui dit rentrée, dit retour des sondages mensuels ! Nous nous en sommes passés le mois dernier étant donné qu'il n'y a eu qu'un seul texte inédit et que vous avez découvert le concept des Déchronologies estivales, dont nous espérons qu'il vous a plu. Vous pourrez d'ailleurs nous l'indiquer à la fin de ce nouveau sondage, qui contient donc les creepypastas de CFTC et nouvelles du Nécronomorial de début août et de fin septembre. Nous vous invitons donc à suivre ce lien et vous remercions d'avance de votre participation, qui est très importante pour nous.
 
Mais avant cela, place aux résultats du sondage de juillet, qui commence à remonter un peu mais dont nous sommes très contents de la participation. Vous avez été 103 à nous envoyer vos votes et commentaires, auxquels il sera répondu dans cet article. C'est moins que la dernière fois, mais nous espérons que vous continuerez à vous prêter au jeu, car cela nous aide beaucoup pour savoir vers quoi nous diriger pour la suite.

L'éclos d'une vie


Temps de lecture : moins d'une minutes

Impitoyable secret du cœur,
Douce étreinte funeste,
Mon âme à jamais se meurt,
Dans les mensonges manifestes.

La voix


Temps de lecture : 3 minutes

La neige repose pâle sur le métal nu des cabanes qui m'entourent. La peinture pastel s'est écaillée par endroits, et le fer rouillé qui était en dessous devient rouge orangé sous l’éclat de mon intrusion – comme un millier d'yeux ardents dans la blancheur suffocante qui m'étreint. Il n'y a personne ici, dans ce petit village désert, cette île perdue dans une mer infinie de glace et dotée d'un froid capricieux. Il semble qu’il n'y a rien d'autre à des kilomètres à la ronde. Je suis tout seul ici. Tout ce que je peux faire, c'est attendre que le vent incessant me démantèle, me ronge jusqu'à ce que la rouille rouge sous ma façade peinte ne soit entièrement exposée, jusqu’à ce que je devienne aussi silencieux que la ville qui m'encercle.

Rose, partie 2


Temps de lecture : 13 minutes

Le temps ce jour-là n'était pas propice à un enterrement. Surtout pour des funérailles aussi tristes que celles-ci. Il aurait dû être pluvieux et maussade, mais il n'y avait pas un nuage dans le ciel. Les oiseaux gazouillaient, l'air était chaud, le soleil chatoyait au travers des branches. C'était comme si le monde ne savait pas qu'un homme déprimé et solitaire venait de succomber à une mort triste et tragique.

Daniel Young se tenait au-dessus de la tombe de son fils alors qu'on y déposait le cercueil. Le regret qu'il ressentait était comme un couteau planté en plein dans son cœur. Il n'aurait pas dû déménager si loin. Il aurait dû l'appeler. Il aurait dû savoir qu'Eric devenait fou. Il aurait dû lui apporter l'aide dont il avait besoin. Mais il ne l'avait pas fait. Et maintenant, il n'avait plus qu'à ressentir cette haine envers lui-même. Il avait échoué en tant que père.

Déchronologies Estivales : L'homme des gares


Temps approximatif de lecture : 10 minutes. 

Cette soirée a eu lieu en 2014. L'histoire que Srdjan m'a racontée à ce moment-là s'était peu à peu effacée de ma mémoire, jusqu'à ce qu'un article, trouvé au hasard de mes recherches sur internet, me ramène à sa triste réalité. En juillet de cette année-là, une amie de ma copine, Tiffaine, nous avait tous les deux invités afin de nous présenter son nouveau copain. Pour des raisons que je vous passe, les filles nous ont quittés vers 23h, nous laissant, Srdjan et moi, seuls dans l'appartement. Il était serbe, ne parlait pas très bien français, et passait son temps à rouler des mécaniques. Il avait un ton constamment prétentieux, style garçon des rues qui a tout vu dans sa vie, avec des propos souvent à la limite du misogyne. Autant dire que ça n'a pas tout de suite matché entre nous. Mais bon, il a bien fallu qu'on s’accommode l'un de de l'autre.

L'Epitaphe, Volume pilote

Référence de l'horreur, de l'occulte, de l'étrange, du frisson glaçant l'échine... Le numéro pilote du Webzine de l'outre-tombe est enfin sorti. Vous pouvez le retrouver ici : http://www.house-mac.fr/Epitaphe_N_pilote.pdf

Derrière ce titre aux airs pompeux se cache un projet communautaire né grâce à l'imagination et la détermination de nos membres. Un projet que nous vous présentons aujourd'hui, non sans fierté, qui aura fait couler le sang et les larmes de nos équipiers les plus téméraires : l'Epitaphe, le Webzine de CFTC.

Ceci n'est qu'une numéro pilote, mais comme nous espérons qu'il sera suivi par beaucoup d'autres, nous avons besoin de vos avis chers lecteurs. Après tout, comment continuer sans les retours de nos observateurs les plus aguerris ? Ne faites pas les timides, membres de la communauté silencieuse, chaque retour nous sera d'une grande utilité !

Bien sûr, nous vous invitons à partager ce premier jet en masse. Sur le net et plus encore, il est possible de l'imprimer si vous en avez envie. Le Webzine de votre site préféré transformé en magazine papier pour vous hanter, jusque dans les coins les plus reculés. N'est-ce pas un rêve qui deviendrait réalité ?

Enfin, chers lecteurs, si nous avons que vous êtes pressés de découvrir le contenu caché derrière ce lien énigmatique, ce dernier risque de mettre un peu de temps à s'afficher sur vos appareils. Ne vous inquiétez pas, installez-vous confortablement et patientez en attendant de pouvoir frissonner.

En vous souhaitant une effroyable lecture.

CFTC


Dechronologies Estivales : Le troisième parent


Temps de lecture : 12 minutes

Mon nom est Matt. Et pour tout vous dire, mon enfance ne fut pas des plus « normales ». Sous aucun aspect. Quelque chose est arrivé à ma famille, quelque chose de presque impossible à comprendre. Mais je vais faire de mon mieux pour raconter mon histoire. Durant cinq longues années, j'ai vécu dans la terreur. Cinq années durant lesquelles nous avons tous connu la peur. Cinq années que nous ne pourrons jamais rattraper... 

Déchronologies Estivales : Jeu de dupes


Temps de lecture : 7 minutes

La soirée était sympa, pas une de celles qui changent une vie, mais une qui te détend et te fait oublier les tracas de la vie quotidienne. Quelques verres et quelques bons amis, saupoudrés de bonnes rencontres. Enfin, l’unique hic était le retour. David habitait loin, au moins une heure de marche de la fête et pas de voitures. Pas le choix, il fallait prendre son courage à deux mains et utiliser ses jambes. La nuit était douce, caressée par un léger vent frais contrastant avec la pesante chaleur estivale. Le premier kilomètre ne posa pas de problème, il fut même amusant, car observer les gens ivres faire n’importe quoi est à mourir. Sachant que le marcheur n’était pas des plus sobres non plus. Une fois le centre-ville traversé, l’homme prit un chemin campagnard. En effet, sa résidence est était excentrée par rapport à la cité. Une route en terre taillée à travers champs et forêts. Le trajet devint tout de suite moins divertissant lorsque son téléphone s’éteignit , et que ses écouteurs ne purent plus diffuser Tracy Chapman (« Fast car » pour les plus curieux). Le jeune adulte se sentit alors soudainement très seul. Il continua néanmoins sans rien laisser transparaître, comme si quelqu'un pouvait le juger. Le torse bombé et le pas rapide, voilà que la forêt se déployait tout autour en cachant la lumière lunaire. Une myriade de bruits le percuta au fur et à mesure de son avancée, mais le fêtard tenta ne pas y prêter attention en pensant à son lit douillet ou aux vidéos YouTube qu’il regarderait une fois chez lui. Les crissements se firent plus fort, et s’approchaient presque d’un râlement. Le genre de ceux que font les vieux quand ils voient des garnements sur leurs pelouses. En bien plus agressif, plus menaçant.  

Déchronologies Estivales : NOR 5 - Mortelle Nostalgie


Temps approximatif de lecture : 9 minutes. 

Claude reposa sa tasse de café et soupira. La journée s’annonçait longue et ennuyeuse, comme souvent. Il était à peine dix heures et il en était déjà à sa quatrième place. Le vieil homme se leva, traversa lentement son petit salon et regarda la rue par la fenêtre. Son petit village lorrain était très tranquille à cette heure de la journée. Presque tous les gens en âge de travailler étaient employés dans les villes voisines, le reste était réparti entre le bar, la boulangerie, la mairie, la bibliothèque et la poste. Il n’y avait ni école primaire, ni de pharmacie, et la mine qui se trouvait non loin avait été fermée. 

Vacances estivales

Bonjour ou bonsoir, cher lectorat.

Comme vous avez pu le constater, nous avons publié les "Déchronologies estivales", soit des republications d'anciens textes que nous souhaitons vous faire découvrir ou redécouvrir.

Les déchronologies se poursuivront durant tout le mois d'août, l'ensemble des bénévoles travaillant pour le site jouissant de vacances bien méritées. Ne vous étonnez donc pas de cette programmation estivale, bien que celle-ci vous réserve quelques surprises. 

Nous vous souhaitons une bonne fin d'été, en espérant que nul meurtrier ne viendra gâcher vos séjours entre amis dans ces charmants camps de vacances isolés de tout.

Presque affectueusement, Wasite.

La singularité d'une pierre


Temps de lecture : 20 minutes

Lou n’avait jamais été du genre à croire en la magie. Ni en Dieu, d’ailleurs. La solitude, la misère, la mort, la faim, ces seules compagnes lui murmuraient et lui répétaient que rien en ce monde ne veillait sur les Hommes, que les fantasmes n’étaient que des chimères et les rêves des illusions. Vivre ? Quel était ce mot fait pour les chanceux et les biens nés ? Lui n’était qu’un homme simple, ne pensant qu’à boire, manger et dormir avant de voir un nouveau jour. La rude enfance qu’il avait subie lui avait appris qu’il ne fallait jamais rien attendre de l’avenir. Seulement prendre sans se faire prendre et trouver un coin où cuver son vin. Son père, avant de finir à la potence, lui avait bien dit de ne jamais être plus qu’il n’était.