Nous ne voulons pas mourir : 6 septembre 2026 et Interlude

6 Septembre 2026 (2)

Heureusement, rien de plus n’est arrivé aujourd’hui. On en a eu assez pendant les derniers jours de toute manière. Le jour suivant l’enterrement, bien que ça a été beaucoup plus calme, la tension n’est pas retombée. Il faut dire que la présence d’un grand nombre de monstres dans notre champ de vision n’était pas pour nous rassurer. Il n’y avait que notre champ de mines amoindri et notre ceinture de barbelés endommagée qui nous séparaient d’eux, pour nous c’était comme si nous étions déjà face à leurs gueules béantes, exhalant une haleine pestilentielle, quelques instants avant de se faire déchiqueter. À présent, nous étions 27, dont 9 personnes qui ne savaient pas se défendre, et parmi ceux qui étaient capables de tenir une arme, certains ne pouvaient supporter de voir leur mort en face d’eux. Ce qui fait que nous n’étions plus qu’une douzaine à protéger notre petit trou, qui était déjà devenu trop vaste pour nous.

Cependant, les bêtes ne semblaient pas nous attaquer. Un grand nombre passait sans même nous prêter attention, certaines restaient un moment pour nous intimider, mais il n’y avait plus aucun signe d’assaut. C’était comme si leur intérêt pour nous avait disparu du jour au lendemain. Ceci dit, j’avais tout de même l’impression qu’elles nous observaient avec plus d’attention qu’auparavant. Déjà, leur comportement actuel avait l’air bien plus sophistiqué qu’avant… plus humain, en quelque sorte. C’était plutôt effrayant. Elles avaient appris à raisonner comme nous, et surtout contre nous, en l’espace d’à peine 4 mois. J’osais de moins en moins les regarder, car j’avais toujours l’impression qu’elles nous regardaient d’un air moqueur et qu’elles avaient déjà prévu de nous tomber dessus au moment où nous nous y attendrons le moins.

Je n’avais peut-être pas tout à fait tort, finalement. Parce que dès le lendemain, on a eu un nouveau problème. Une des femmes du groupe avait disparu, comme ça, sans crier gare. Au début, on ne s’en est pas inquiété, car il arrivait que certains aillent s’isoler un moment, mais à la fin de la journée, comme elle n’avait toujours pas reparu et qu’une de ses amies était venue dire à Frank que son absence était anormale, on a réfléchi à comment gérer ça. Le militaire est allé chercher l’asiatique et l’africaine qui étaient restés debout l’avant-veille et leur a expliqué la situation, puis il nous a dit de n’en parler à personne, car ça risquait de précipiter une nouvelle crise. Les gens s’en rendraient compte tôt ou tard, mais tant que personne n’en faisait l’annonce officielle, la situation restait encore sous contrôle. Les deux autres n’ont pas dit grand-chose, ils ont simplement acquiescé. Ensuite, on s’est mis en groupe de deux, moi avec l’asiatique et lui avec l’africaine, et on s’est répartis les endroits où chercher. Comme nous vivions dans le bâtiment ouest et que l’extérieur était en permanence surveillé, il était impossible qu’elle y soit, il fallait donc chercher dans les trois bâtiments inoccupés.

Frank et l’africaine sont allés dans le bâtiment sud tandis que nous sommes allés au nord, et si nous ne trouvions rien, on se rejoindrait pour faire l’est ensemble. Quelque part, j’étais soulagé de la répartition des bâtisses, car la présence des trappes ne me rassurait pas du tout. Au moins, au nord, il ne pouvait pas y avoir grand-chose. Nous sommes donc entrés avec des torches électriques pour éviter de gaspiller le courant. Malgré tout, l’atmosphère à l’intérieur était un peu oppressante. Il n’y avait pas un bruit, la température n’était pas très élevée à cause de l’arrêt du chauffage, et les faisceaux lumineux de nos lampes projetaient des ombres inquiétantes sur les murs. L’asiatique n’a pas tardé à engager la conversation, pour rompre le silence pesant. Il s’appelait Wei Zheng et venait de Chine, il avait été envoyé en Amérique par son employeur pour remplir quelques tâches particulières, qu’il n’a cependant pas voulu me révéler. C’était vraisemblablement un homme de main, ce devait être pour ça qu’il avait réussi à tenir debout malgré la peur l’autre jour. Quand l’invasion avait débuté, il était en train de surveiller un des hommes qui s’étaient joints à nous, et il l’avait suivi. Cependant, ce dernier faisait partie de ceux qui avaient été massacrés l’avant-veille, et de toute manière son employeur était sans doute mort, il n’avait donc plus rien à faire d’autre qu’essayer de survivre.

Tout à coup, j’ai entendu un bruissement dans mon dos. Sans réfléchir, je me suis retourné et ai mis en joue le coupable, avant de me rappeler que j’avais laissé mon arme près de ma couchette. De toute manière, il ne s’agissait que d’une souris. J’étais soulagé. Déjà que ce ne soit pas autre chose de bien pire, et ensuite d’enfin voir un animal familier, totalement inoffensif. Il faudrait ceci dit surveiller les installations électriques, car s’il y avait une souris ici, il y en avait certainement d’autres ailleurs, et elles pouvaient ronger les fils, ce qui serait pour nous un gros problème. Wei s’est approché, ne l’ayant pas vue, puis quand ses yeux se sont posés dessus, il a poussé un soupir de soulagement et a éclaté de rire. Ça aussi, cela faisait plaisir à entendre, ce son était devenu terriblement rare. Nous avons ensuite repris notre exploration, un peu ragaillardis. On est passés deux fois dans la totalité des pièces, pour être sûrs, mais on n’a absolument rien trouvé. Manifestement, la disparue n’était pas là. Lorsqu’on est sortis, on a retrouvé les deux autres, qui étaient également bredouilles. Il ne restait donc plus que le bâtiment est à vérifier. Au moins, ça irait plus vite. J’ai évoqué les souris, ce qui a fini par leur décrocher un sourire à eux aussi. Après quoi, on est entrés dans la dernière bâtisse.

Quelque chose dans l’air était différent ici, on l’a tout de suite senti. Dans les deux autres, ça sentait le renfermé, mais ici, c’était bien pire, on aurait dit qu’on n’était pas venus depuis des années. On est restés ensemble, chacun de nous ouvrait la porte la plus proche de soi et balayait l’intérieur depuis le couloir central. On a vu quelques souris ici aussi, mais mis à part cela, le rez-de-chaussée était vide. Il ne restait que la salle de la trappe à vérifier, mais Frank n’en voyait pas l’intérêt, comparée à celle du bâtiment sud, elle était plutôt exiguë, et il lui semblait plus logique de chercher au premier étage. Nos pas nous ont donc menés dans les escaliers, qui résonnaient étrangement. On avait l’impression d’être plus de quatre à cause de l’écho, mais naturellement, nous étions les seuls à être ici.

La méthode fut la même que pour le rez-de-chaussée, mais une fois de plus, nous n’avons pas trouvé grand-chose, jusqu’à ce qu’on arrive à la dernière salle. Celle-ci était sans dessus-dessous, pourtant on ne se rappelait pas avoir causé un tel désordre en partant. Sur le sol, il y avait une lampe torche brisée. C’était donc évident, quelqu’un était venu ici sans rien dire à personne, cependant, qui que ce soit, il n’était plus là. Après un court échange de mots, nous sommes redescendus et avons commencé à nous diriger vers la sortie. Sauf que je n’ai pas réussi à tenir et suis retourné en arrière pour ouvrir la porte de la salle de la trappe, rongé par la curiosité. Je suppose que j’espérais me rassurer en faisant ça. Cependant, quand j’ai posé mes yeux à l’intérieur, mon estomac s’est retourné.

La trappe était ouverte. Plus précisément, quelque chose avait complètement détruit la plaque de métal qui permettait de la refermer. Tout ce qu’on avait mis dessus pour la bloquer avait été éjecté à droite et à gauche, le désordre était bien pire que dans la salle du premier étage, d’autant que tout avait l’air d’avoir été au moins en partie brisé. Mais ce qui me soulevait le cœur, c’était la large traînée de sang séché qui maculait le sol et disparaissait dans les entrailles de la terre. Pour moi, il était évident qu’on ne reverrait pas celle qu’on cherchait. Vu l’état de la pièce, c’était quand même étrange que personne n’ait rien entendu… À moins que, justement, notre disparue ait entendu quelque chose et soit allée voir, ignorant qu’elle courait à sa perte. Elle serait montée au premier, n’aurait trouvé ce qui avait causé ce désordre que dans la dernière salle, aurait tenté de s’enfuir et se serait retrouvée piégée ici. Effrayant.

J’ai immédiatement rappelé les trois autres. Lorsqu’ils ont vu ça, ils se sont mis à pâlir, et Frank a juré dans sa barbe. On s’était fait avoir bêtement, on s’est concentrés sur les bêtes qu’on a vu arriver sans se soucier de celles qui pouvaient nous prendre à revers. Maintenant, on ne savait plus quoi faire. Comment dire aux autres que la disparue avait été prise par nos ennemis dans l’enceinte même de nos murs ? Comment leur dire que nous n’étions peut-être plus seuls dans le bunker ? Comment leur annoncer que nous n’étions définitivement plus en sécurité ? Toutes ces questions parcouraient mon esprit à la manière de petits animaux affolés, sans trouver la moindre réponse. Qui disait que la bête n’était pas remontée et ne s’était pas cachée ailleurs, ou même qu’elle ne nous guettait pas dans l’ombre, prête à nous sauter à la gorge dès que l’on serait à sa portée ?

J’ai été sorti de cet effroi par le cri qui a retenti dehors. Quelqu’un demandait à ce que l’on vienne, on nous criait qu’on avait besoin d’aide. Nous avons violemment claqué la porte de cette maudite pièce et sommes sortis en trombe pour voir ce qui se passait. Mais nous nous attendions à tout sauf à ce que nous avons découvert au centre de notre petite place forte. La disparue était là, bien vivante, mais couverte de terre et de sang. Elle avait du sortir du bâtiment que nous venions d’explorer quand nous étions à l’étage, aucune autre explication n’était possible. La malheureuse était recroquevillée sur le sol et tremblait sans dire quoi que ce soit. Et nous, nous étions figés, incapable de prononcer le moindre mot, sans même saisir la réalité de cette scène. C’était insensé, d’où venait la traînée de sang si elle était toujours là ? Elle ne semblait pas suffisamment blessée pour en être l’origine. À vrai dire, elle ne semblait même pas avoir de plaie ouverte.

Frank avait l’air tout aussi dépassé que nous. Lui qui nous expliquait d’ordinaire les événements qui se déroulaient en essayant de se baser sur son expérience de la guerre, il gardait à présent la bouche ouverte comme tout le monde et observait la femme d’un air interdit. Il ne comprenait pas. Il ne comprenait plus. Nous avions déjà vu qu’il avait ses faiblesses, mais cette fois c’était… différent. Cette fois il ne perdait pas ses moyens, il était juste totalement impuissant. Comme nous n’étions que quatre à être au courant de ce qui s’était passé dans le bâtiment est, les autres ne s’en rendaient probablement pas compte. Cependant, ce que moi je voyais, c’était un homme comme les autres, un homme face à quelque chose qu’il ne maîtrise pas. L’image du protecteur tant rassurante disparaissait pour de bon. Il avait toujours l’âme d’un leader, ça, c’était certain, mais son aura de puissance s’estompait. Je pense que, même parmi ceux qui ne l’appréciaient pas trop, nous le voyions comme notre seule chance de survie, comme quelqu’un d’invincible quelle que soit la situation. Notre esprit cherchait une fois de plus à se réfugier derrière quelque chose. À présent, le charme était rompu.

La femme, elle, attirait tous les regards. Elle devait avoir à peu près mon âge, les cheveux noirs tombant sur les épaules, des yeux sombres comme la nuit et un visage ovale plutôt long. Les vêtements qu’elle portait étaient sales et déchirés en plusieurs endroits, on pouvait voir de larges portions de sa peau, suffisamment pour que cela en ait été indécent dans l’ancien monde. De la terre la maculait de partout, comme si elle s’était roulée dans la boue. Le pire, c’était le sang qui collait sa chevelure et ses vêtements à sa peau. Avant, elle dégageait de la féminité et du caractère, bien que je ne la connaissais pas personnellement, c’était une évidence pour moi que c’était une femme forte, et en même temps elle savait montrer de la douceur. À présent, elle ressemblait à une bête, on aurait dit qu’elle avait perdu son humanité, les traits de son visage étaient fermés.

Lorsque nous sommes arrivés, elle a levé faiblement la tête vers nous. Son regard s’est posé sur moi, et je n’y ai rien vu. Rien. Ni peur, ni désespoir, ni tristesse, ni souffrance. Rien de tout cela. Un simple abîme sans fond. Qu’est-ce qui avait bien pu arriver à cette femme pour qu’elle soit dans un tel état ? Les créatures au-dehors massacraient les gens, elles ne les laissaient pas en vie dépouillés de toute volonté et de toute sensation, cela ne pouvait pas être de leur fait. Se pouvait-il que… L’un d’entre nous serait-il responsable ? Aurions-nous un ennemi de plus à combattre, un qui se dissimulerait parmi nous, qu’il faudrait débusquer et mettre hors d’état de nuire avant qu’il ne nous transforme en chair à canon juste bonne à être servie à nos prédateurs ? L’humanité, même dans ce genre de situation, était parfois réellement répugnante. J’ai fait part de mes doutes à Frank plus tard, et il a avoué que c’était possible, et qu’il n’y avait pas pensé. Nous avons convenu, avec les deux autres qui étaient avec nous au moment de l’exploration, de garder un œil encore plus attentif sur tout le monde.

La victime s’est évanouie quelques instants après cela. Nous l’avons alors ramenée à l’intérieur en hâte et l’avons mise sur une couchette. Elle dort depuis, cela fait trois jours qu’elle ne s’est pas réveillée. Même Illyria ne dort pas autant qu’elle. D’ailleurs, le traitement a l’air d’avoir fait de l’effet, elle a repris quelques couleurs. Mais elle est toujours aussi faible et ne se lève que rarement. Ça fait deux malades à surveiller, maintenant. Jonas a vérifié que l’autre ne s’était pas blessée quelque part, mais a priori, elle n’a aucun souci de ce côté-là, c’est toujours ça. La question est de savoir d’où venait tout le sang. Ça, c’était le mystère qui rendait l’affaire encore plus inquiétante, car absolument personne n’était blessé parmi nous. Et, nous en étions sûr, aucune saleté ni aucun cadavre ne traînait autour de nous.

Cela fait trois jours que nous surveillons son état. Cela fait trois jours que quatre d’entre nous épient les faits et gestes de la communauté en tentant de retirer le plus de monde possible des suspects potentiels pour trouver le coupable. Cela fait trois jours que tous se demandent ce qui s’est réellement passé. Qui pourrait répondre ? La situation est réellement tendue. Nous sommes menacés de l’extérieur comme de l’intérieur. Pendant les trois dernières nuits, Wei et Frank sont retournés discrètement dans la salle de la trappe ouverte pour faire le guet et tenter de reboucher avec ce qui leur tombait sous la main. L’africaine – qui s’appelle Wanjiru – et moi avons été chargés de surveiller les autres pendant ce temps et de faire en sorte qu’on ne demande pas ce qu’ils faisaient. Personne ne pose de question, alors ce n’est pas difficile, mais je ne sais vraiment pas ce qu’on pourrait raconter si quelqu’un venait à nous questionner.

Voilà comment nous en sommes arrivés à aujourd’hui. Rien ne bouge, nous vivons de nouveau une situation d’attente, même si elle est bien différente de celle de la dernière fois. Les autres sont terrorisés. Moi, je lutte pour ne pas tomber dans la folie. Il faut protéger les autres du désespoir. Je dois protéger Illyria du désespoir. Nous sommes le 6 Septembre 2026. Nous sommes peu nombreux. Nous sommes en train de nous diviser. Nous sommes en train de nous affaiblir. Nous sommes en train de perdre la foi. Nous sommes les proies de créatures de cauchemars. Mais nous ne voulons pas mourir.

Je m’arrêtai brièvement sur les derniers mots de cette entrée. C’était la première fois que je les utilisais, mais l’expression était revenue plusieurs fois par la suite. Probablement un moyen de formuler des mots d’espoir quand ce dernier commençait à disparaître, un moyen d’ancrer l’instinct de survie quand tout ce à quoi il se rattachait était en train de flancher. Un moyen de ne pas baisser les bras, en somme. Je ne savais pas si cela m’avait réellement aidé, en vérité. Illyria était toujours là, et le seul fait de devoir la protéger suffisait amplement pour continuer à m’accrocher à mon existence. C’est fou que l’on ait toujours besoin d’une raison bien précise pour vivre. Comme si l’humanité avait besoin d’un bâton pour pouvoir marcher, à la manière d’un aveugle. Cependant, l’aveugle, lui, ne l’a pas choisi, alors que les hommes… Au fond, qui sait ? Depuis l’aube de l’Histoire, nous n’avons cessé de nous inventer des buts, de nous inscrire dans un vaste plan qui faisait que nous n’étions pas là par hasard. Il y a peu de domaines qui rivalisent d’inventivité d’ailleurs. Les religions en sont les créations les plus abouties.

Pourtant, il était peu probable que quiconque au sein de notre campement crût encore en un quelconque esprit supérieur veillant sur notre race. Car elle n’était plus, notre race. Elle avait été éradiquée. Qui pouvait penser que quelqu’un veillait sur nous, après ça ? Certes, d’ordinaire il y avait toujours des illuminés qui criaient au fléau divin et prétendaient que seuls les élus survivraient, mais, par chance, aucun ne se trouvait parmi nous. Leur dieu n’avait probablement pas décidé de faire d’eux des élus, finalement. Et pour les survivants, c’était difficile de croire qu’ils faisaient partie de gens hors du commun, choisis pour vivre. Ceux qui, autrefois, croyaient en une présence supérieure, avaient perdu la foi. C’était d’ailleurs pour ça que certain avaient perdu la vie. Ils avaient perdu leur raison de s’y accrocher. Ils avaient perdu leur bâton pour marcher et s’étaient laisser tomber sur le sol, ne souhaitant plus avancer. 

Je chassai ces obscures pensées. Après tout, tout cela n’était pas de ma faute, de la mort de nos compagnons à la nature humaine. Je poursuivis donc ma lecture, désormais absorbé par notre parcours. À ce stade, nous étions déjà bien affaiblis, et nous pensions être tombés au fond du gouffre. Nous ne nous doutions pas que nous faisions erreur et que l’horreur était bien loin d’être à son paroxysme. Cependant, tout n’avait pas été que désastre et tragédie, d’une certaine manière. Car au bout d’un moment, ce fut notre survie elle-même qui atteignit un grand tournant. Le monde n’avait peut être pas encore dissipé toute source d’espoir.

Texte de Magnosa

1 commentaire:

  1. Il n'y a pas 1 dieu mais 33 millions de dieux
    Merci
    Bonne journée !

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