Spotlight : Des abeilles

Richard était un apiculteur de 34 ans, il était en route pour déloger un nid d'abeilles dans une vieille demeure.
Après quelques minutes de route, il fut arrivé à destination. « C'est une blague ? » pensa t-il. La demeure était vieille, les fenêtres brisées, les murs de la bâtisse étaient abîmés et tagués par les jeunes du coin. Bref, la maison semblait être abandonnée. Il frappa à la porte... Pas de réponse.

« Il y a quelqu'un ? » dit-t-il

Un vieil homme ouvrit la porte. Richard était surpris que quelqu'un ouvre, il pensait qu'on lui avait fait une blague.

« Bonjour, c'est vous l'apiculteur ? Suivez-moi. », dit le vieillard.

Ce vieil homme avait une cicatrice sur la joue, il marchait avec une canne et était habillé avec de vieux habits abîmés et poussiéreux. Le vieillard monta un escalier qui était juste à droite de la porte d'entrée, Richard le suivit. Ces escaliers étaient vieux et très poussiéreux et il y régnait une odeur... une odeur étrange... En haut des marches, il y avait une porte, Richard se demandait comment un homme pouvait vivre dans une maison aussi sale. Le vieille homme ouvrit la porte en haut des escaliers. Cette porte s'ouvrit sur une salle vide où se trouvait, solitaire, un énorme nid d'abeilles. Richard entra dans la salle.

« Bonne chance Richard, dit le mystérieux vieillard.
Attendez, comment connaissez-vous mon nom ?! »

« Comment connait-t-il mon prénom, pensa Richard, c'est pas écrit sur ma combinaison ! Et l'entreprise pour laquelle je travaille ne porte pas mon prénom, tout cela est étrange... »

Il s'approcha du nid, lentement. Le nid était incroyablement grand. Il faisait quasiment la taille d'un être humain. Il s'apprêta à enfumer la ruche pour calmer les abeilles, mais au lieu de se calmer, les bestioles commencèrent à s'attaquer au pauvre apiculteur. Elles recouvrirent tout son corps, déchirèrent peu à peu sa combinaison, plantèrent dans sa peau des milliers de petits dards...

« AAAAH !!! Bordel de merde !!! Aidez-moi !!! » cria-t-il.

Mais personne ne vint à son secours. Imaginez des milliers d'insectes sur votre corps qui vous enfoncent des milliers de poignards, quelle vision horrible, n'est ce pas ? Le pauvre homme courait partout dans la pièce vide, il se cognait sur les murs et criait de douleur. Sa tête percuta un mur et il tomba dans les pommes.

Il se réveilla, les yeux bandés, les mains et les pieds attachés. Un gémissement de douleur sortit de sa bouche à cause des milliers de piqûres qu'il avait reçues.
 
« Où suis je ?! À l'aide !!! cria-t-il.
Ça ne sert à rien de crier, répondit une voix celle du vieil homme, Richard en était sûr.
Vous... Vous ! Sortez moi de là, supplia l'apiculteur, pitié ! Je ferai tout ce que vous voudrez, mais sortez-moi de là !!! »

Le vieux sourit. Les deux hommes étaient dans une salle avec une chaise (où Richard était attaché), une table avec un fusil canon scié et un bocal rempli d'abeilles.

« Je vous libèrerai... À une condition... »

Richard tremblait de terreur. Quelle était cette condition ? Il repensa à sa mère qui lui disait toujours des trucs du genre : « Tu auras ce jouet à condition de bien travailler à l'école », « Tu auras du gâteau à condition de finir tes épinards », etc.

« À condition que vous ouvriez la bouche et que vous ne recrachiez pas ce que je vais vous mettre. Si vous refusez, vous pourrez dire adieu à la vie », dit le vieillard avec une voix de violeur prêt à passer à l'acte.

Une pensée perverse traversa l'esprit de Richard. Cet homme ne serait qu'une sorte de violeur... Richard, ton cerveau dégueulasse fait du bon travail... « Cet homme aurait réussi à entraîner des insectes au combat, pour que ce vieux con puisse se faire réaliser ses fantasmes... Mais c'est impossible ! » pensa Richard. Mais le vieux fou avait une idée bien différente en tête.

Le vieux ouvrit le bocal où se trouvaient les abeilles, et les insectes en question se dirigèrent vers la bouche de Richard. Une fois entrées dans la bouche de l'apiculteur, celui-ci se força à ne pas les recracher. Elles ne le piquaient pas, mais se déplaçaient en direction de sa gorge, et Richard finit par les avaler.
Le vieil homme sourit, il prit le canon scié sur la table et assomma Richard avec la crosse de l'arme.

Richard se réveilla dans sa voiture de travail, il alluma le moteur et partit en vitesse de la propriété du vieil homme...

Plusieurs mois après sa visite chez le vieillard, on retrouva le corps de Richard éventré. Tous les organes à l'intérieur de son corps avaient disparu. À la place, un grand nid d'abeilles...

5 commentaires:

  1. Donc il s'est fait bouffée de l'intérieur...





    Cool...

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  2. Elles ont du faire du bon miel avec ça

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    1. Ça fait longtemps qu'on m'avait pas fait rire comme ça x)

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  3. Je suis déçu par la fin ... Surtout qu'elle arrive plus vite que la contextualisation (attention, mot complexe) de l'histoire. Ça m'a fait l'effet d'un gâteau qui s'affaissent directement à la sortie du four.

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